À l’occasion du
lancement officiel du Blueprint dédié aux stratégies nationales
d’intelligence artificielle, dans le cadre du Digital Cooperation Day 2026
organisé aux Nations Unies à New York, la Cité des Sciences et de
l’Innovation de Guinée (CSIG) a réaffirmé son rôle moteur dans la conduite
des réformes technologiques du pays. Portée par la vision stratégique du
Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS), la Guinée
devient ainsi le deuxième pays africain à déployer ce cadre méthodologique
international pour bâtir un écosystème numérique souverain et axé sur le
développement des compétences locales.
Une ambition technologique ancrée dans les
priorités nationales
La
transformation numérique et l’intégration de l’intelligence artificielle (IA)
figurent désormais parmi les leviers stratégiques majeurs de la Guinée. En se
positionnant sur les technologies émergentes, le pays entend dépasser le stade
de simple consommateur de solutions technologiques pour devenir un acteur
capable d'adapter l'innovation à ses réalités socio-économiques.
Ce cap
est soutenu par un engagement institutionnel fort, concrétisé en amont des
travaux par une concertation stratégique entre la ministre Djami Diallo,
les équipes de la CSIG et les experts du Bureau des Nations Unies pour
les technologies numériques et émergentes. Cette dynamique préparatoire a
permis d'aligner les priorités de la recherche scientifique appliquée avec la
structuration des données nationales.
Un positionnement pionnier en Afrique porté par une
synergie d'État
En
adoptant le Blueprint de l’ONU, élaboré pour guider la structuration des
politiques publiques d’IA, la Guinée franchit une étape historique. Après le
Lesotho, elle s'affirme comme la deuxième nation du continent à expérimenter
cet outil de gouvernance et de planification.
Lors du
panel ministériel consacré au développement des compétences technologiques, la
ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mme Djami
Diallo, a
rappelé l'exigence de poser des bases institutionnelles durables :
« La
démarche va bien au-delà de la seule adoption technologique. Il s'agit de bâtir
des fondations scientifiques et institutionnelles solides pour produire des
solutions locales à fort impact et répondre directement aux besoins du pays. »
Cette
feuille de route repose sur une synergie interministérielle étroite, réunissant
notamment le MESRS et le ministère chargé de l’Économie numérique, garantissant
une co-construction cohérente des textes de référence et des cadres
réglementaires.
Le capital humain et la recherche appliquée au
centre de la démarche
Pour les
autorités et la gouvernance de la CSIG, la valeur de l'intelligence
artificielle réside prioritairement dans l'épanouissement du capital humain et
le renforcement des capacités des chercheurs, étudiants et entrepreneurs
guinéens.
Le Pr
Abdoulaye Baniré Diallo, Coordinateur Général de la CSIG, souligne
l'orientation fondamentale de ce programme :
« L'enjeu
central de cette initiative réside dans la mise en œuvre d'une vision axée sur
le renforcement des capacités humaines. L'intelligence artificielle y est
appréhendée comme un levier majeur de transformation sociétale. »
Les
priorités énoncées s'articulent autour de trois axes de travail opérationnels :
La
traduction des orientations politiques en programmes de formation et de
recherche applicables ;
La
valorisation de la recherche scientifique pour générer des innovations adaptées
aux secteurs stratégiques (agriculture, santé, éducation, administration) ;
Le
développement des infrastructures d'incubation pour accompagner la jeunesse et
les talents émergents.
Un rôle de catalyseur pour les innovations de
demain
En
s'inscrivant activement dans le déploiement du Blueprint, la Cité des
Sciences et de l’Innovation de Guinée confirme sa vocation de guichet
unique de l'excellence scientifique. L'institution se positionne comme un
espace d'incubation, d'expérimentation et de transfert de technologies destiné
à concrétiser les orientations de la vision Simandou 2040.
Les prochaines étapes seront consacrées à la poursuite des consultations sectorielles et à la finalisation du document de stratégie nationale, affirmant ainsi la présence de la Guinée au sein des instances de gouvernance mondiale des technologies émergentes.