À l'approche du DounIA², la deuxième session de la Table Ronde dédiée à l'Éducation, la Culture, la Recherche et l'Innovation s'est tenue en ligne ce mercredi 24 juin 2026. Cette rencontre a réuni des experts des secteurs public et privé autour d’un enjeu majeur : la gouvernance éthique des données, considérée comme un préalable indispensable au développement de l’intelligence artificielle (IA) en Guinée.
Inscrite dans un cycle de réflexions qui se poursuivra
jusqu’en septembre 2026, l’initiative vise à définir les conditions d’une
intégration progressive de l’IA dans le système éducatif. L’objectif est de
moderniser les méthodes d’apprentissage et de gestion académique afin d’adapter
la formation des ressources humaines aux exigences du numérique.
Les participants ont souligné la nécessité de mieux
coordonner les initiatives publiques et privées. Du côté de l’État, plusieurs
projets structurants ont été mis en avant, notamment les programmes de
modernisation des infrastructures universitaires. Ces investissements
stratégiques visent à renforcer la recherche, à favoriser l’innovation et à
améliorer le pilotage global du système éducatif.
Le secteur privé contribue également à cette dynamique à travers le développement de startups spécialisées dans les technologies éducatives, la formation continue et la création de solutions numériques adaptées aux réalités locales.
La question de la donnée a occupé une place centrale dans les débats. Trois priorités ont été identifiées : la collecte responsable des données, leur sécurisation afin de préserver la souveraineté numérique nationale et leur valorisation éthique au service du développement d’algorithmes performants. « On ne peut pas parler d’IA, ni en éducation ni dans aucun autre domaine, sans parler de données. Évoquer les acteurs, c’est aussi comprendre les données qu’ils collectent et mettent à disposition », a déclaré Dr Alahassane Baldé, facilitateur de la table ronde.
Pour les universités guinéennes, l’intelligence artificielle pourrait améliorer le suivi des étudiants, renforcer les capacités de recherche grâce à l’analyse de grands volumes de données et préparer les diplômés aux métiers du numérique. Les organisateurs ont également salué le format virtuel de la rencontre, qui a permis la participation d’experts issus de différents horizons sans contraintes logistiques majeures.
Cette deuxième session marque une étape importante dans la
réflexion sur la transformation numérique de l’éducation en Guinée. Les
prochaines rencontres devraient élargir le cercle des experts mobilisés afin de
contribuer à la construction d’un système éducatif moderne, innovant et tourné
vers l’avenir.