Du 14 au 16 septembre 2026, la Cité des Sciences et de l'Innovation de Guinée accueille la mission DounIA–Blueprint, une rencontre destinée à rapprocher l'expérience guinéenne en matière d'intelligence artificielle d'une méthodologie internationale portée par les Nations Unies.
La Guinée poursuit ses réflexions autour de la construction de sa stratégie nationale d'intelligence artificielle. Depuis ce lundi 14 septembre, la Cité des Sciences et de l'Innovation de Guinée (CSIG), sous la tutelle du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, accueille la mission DounIA–Blueprint, organisée en coordination avec le Ministère de la Communication, de l'Économie Numérique et de l'Innovation (MCENI), avec l'appui technique du Bureau des Nations Unies pour les Technologies Numériques et Émergentes (UN ODET).
Pendant trois jours, les acteurs nationaux et internationaux échangent autour des acquis du processus DounIA et du Blueprint, une méthodologie internationale destinée à accompagner les États dans la structuration de leurs stratégies en matière de données et d'intelligence artificielle.
DounIA constitue une démarche nationale de concertation consacrée à l'intelligence artificielle.
Elle a notamment permis de mener des travaux thématiques, de formuler des recommandations et d'identifier des cas d'usage adaptés aux réalités guinéennes. De son côté, le Blueprint, porté par l'UN ODET, propose un cadre structuré permettant aux États d'évaluer leurs capacités, d'organiser leurs données et de définir les différentes étapes nécessaires à la mise en œuvre d'une stratégie nationale d'intelligence artificielle.
L'objectif de la mission est donc d'identifier les complémentarités entre les deux démarches. Les échanges doivent permettre de documenter les enseignements de l'expérience guinéenne tout en évaluant les besoins du pays en matière de données, d'infrastructures, de compétences et de gouvernance de l'intelligence artificielle.
Cette initiative s'inscrit également dans une dynamique internationale engagée à Genève, où la République de Guinée, à travers la CSIG, figure parmi les 19 pays membres fondateurs du Réseau mondial des centres d'échange et de coopération pour le renforcement des capacités en intelligence artificielle, lancé avec l'appui des Nations Unies. En tant que membre fondateur de ce réseau, la Guinée contribue ainsi aux réflexions et travaux internationaux visant à renforcer les capacités en intelligence artificielle, favoriser le partage des connaissances et promouvoir une IA éthique, inclusive et accessible. Plusieurs task forces du réseau travaillent notamment sur le développement des formations, l'élaboration de blueprints pour les stratégies nationales d'IA et l'accompagnement de cas d'usage dans des domaines stratégiques.
Dans ce contexte, les consultations nationales, les travaux thématiques et les cas d'usage identifiés à travers DounIA constituent le point de départ des échanges.
L'objectif est double : approfondir les priorités guinéennes et les capacités nécessaires à leur mise en œuvre, tout en documentant les enseignements susceptibles d'enrichir le Blueprint à partir de l'expérience nationale.
La première journée, ce lundi, a été consacrée à la présentation des priorités nationales, des initiatives du département chargé du numérique et des acquis de DounIA, avant une présentation de la méthodologie du Blueprint. Les travaux se poursuivent ce mardi 15 septembre autour des cas d'usage considérés comme prioritaires. Les institutions et les membres du Comité scientifique de DounIA participent aux discussions afin d'approfondir le diagnostic sur la disponibilité des données, les infrastructures, les capacités et les mécanismes de gouvernance. Des sessions sectorielles sont également prévues autour des besoins liés aux ambitions de Simandou 2040.
La mission repose sur une répartition claire des responsabilités entre les différents acteurs. La CSIG assure le pilotage opérationnel et l'ancrage national de la rencontre, tandis que le MCENI inscrit cette démarche dans les priorités de la politique numérique nationale. L'UN ODET, pour sa part, apporte son expertise technique ainsi que la méthodologie du Blueprint.
La dernière journée, prévue mercredi 16 septembre, devra permettre de tirer les principaux enseignements de ces échanges et d'esquisser les prochaines étapes de la collaboration entre la Guinée et l'UN ODET. À l'issue de la mission, les contributions des institutions, experts et autres parties prenantes doivent servir à consolider les travaux engagés. Les prochaines étapes de la collaboration seront annoncées après validation des enseignements issus de la rencontre.
En lien avec les priorités de Simandou 2040, cette démarche affirme l'ambition de la Guinée de valoriser son expérience, de renforcer ses capacités nationales et de contribuer à la construction de stratégies d'intelligence artificielle adaptées aux réalités et aux besoins des pays. Elle illustre ainsi la volonté du pays de prendre une part active aux grandes initiatives internationales consacrées à l'intelligence artificielle et de faire de l'IA un levier d'innovation, de développement et de coopération scientifique.